Comment choisir un perroquet de compagnie ?
Outre le chien et le chat, le perroquet s'avère aussi être un très bon animal de compagnie. Certes, il est plus bavard, mais c'est aussi un animal très sociable et très intelligent. Contrairement aux autres animaux de compagnie, le perroquet peut vivre très longtemps, entre 60 à 80 ans, donc il est préférable de bien le choisir.
Tout savoir sur le perroquet
Avant de se lancer, il faut d'abord savoir que le perroquet n'est pas un animal solitaire. Pour les personnes qui s'absentent souvent, l'idéal serait donc d'opter pour deux perroquets. Pour cela, le mieux serait d'opter pour un couple déjà formé parce que deux perroquets qui ne se connaissent pas risquent de faire du grabuge.
Au-delà de la compagnie, ces oiseaux ont besoin d'un environnement riche : interactions quotidiennes, jeux cognitifs, et temps de vol sécurisé. Un perroquet enfermé et sous-stimulé développe vite des comportements indésirables (cris, arrachage de plumes, stéréotypies). Pensez-le comme un « enfant ailé » : curieux, sensible, parfois têtu, mais incroyablement loyal si on lui offre un cadre adapté.
- Espace et vol : une grande volière intérieure et des sorties quotidiennes (au moins 2 h) dans une pièce sécurisée.
- Stimulation mentale : jouets à détruire, foraging (nourriture à chercher), puzzles simples.
- Rythme : 10 à 12 h de sommeil dans le calme et l'obscurité pour limiter le stress et les cris matinaux.
- Socialisation : conversations, entraînement doux en renforcement positif, rituels quotidiens.
Sur le plan légal et éthique, l'achat d'un perroquet implique le respect des réglementations internationales qui protègent de nombreuses espèces. La traçabilité (origine captif-légal, marquage, documents de cession) est indispensable. Préférez les oiseaux nés en captivité, élevés à la main ou en parental mais correctement socialisés, pour limiter le stress et favoriser une relation équilibrée.
Astuce pratique : un perroquet équilibré présente un plumage lisse, un regard vif, une respiration silencieuse, des narines propres et une posture alerte. Observez-le à différents moments de la journée avant de vous décider.
Question santé, un suivi aviaire régulier est recommandé : bilan d'entrée, déparasitage si nécessaire, contrôle nutritionnel et dépistages selon les espèces. Un perroquet en bonne santé « pèse ses mots », mais surtout... pèse tout court : la pesée hebdomadaire sur balance de cuisine permet de détecter précocement une baisse d'état.
Comment choisir son perroquet ?
Avant de choisir un perroquet, la première chose à faire est de s'assurer qu'il ne s'agit pas d'une espèce en voie de disparition. Ceci fait, on passera à la longévité qui varie selon l'espèce. En effet, avant de choisir son perroquet, il faut déterminer à l'avance le nombre d'années que vous voulez passer avec.
- L'amazone, l'ararauna, l'ara macao ou encore le gris de Gabon peuvent vivre une soixantaine d'années.
- Par contre, le cacatoès, le plus capricieux des perroquets, vit environ une quarantaine d'années.
Après la longévité, on passe au caractère de l'animal. Perroquet extravagant ou perroquet calme ? Parmi les plus calmes, il y a les aras. Le petit souci avec les aras est qu'ils ont une voix très désagréable. Du côté des perroquets joueurs, on retrouve les amazones. Tout comme les cacatoès, les amazones sont très actifs. Pour ceux qui sont à la recherche d'un oiseau-parleur, ils doivent adopter un perroquet gris du Gabon.
Pour affiner, posez-vous quelques questions simples : Quelle est ma tolérance au bruit ? Combien d'heures par jour puis-je consacrer à l'interaction ? Ai-je des voisins sensibles ? Ma maison est-elle « bec-proof » ? Un ara peut être majestueux mais caverneux en voix ; un gris du Gabon est exceptionnel en imitation mais demande une grande stabilité émotionnelle ; le cacatoès est affectueux mais intensément demandeur, comme une flamme qu'il faut nourrir sans l'étouffer.
- Profil «famille calme» : amazones posées (certaines espèces), pionus, poicephalus (ex. youyou) pour des gabarits plus modestes et des cris plus gérables.
- Profil «actif et joueur» : amazones vives, conures soleil/à joues vertes (plus petites mais sonores), cacatoès pour gardiens expérimentés.
- Profil «parleur» : gris du Gabon, amazones, certains aras. Rappelez-vous : parler n'est pas garanti, c'est un bonus, pas un contrat.
Côté habitat, anticipez la taille de la cage (souvent sous-estimée). On ne choisit pas un perroquet comme un meuble, on « choisit une pièce de vie » pour lui :
A shopper maintenant :
- Cage/volière : large plus que haute, perchoirs naturels de diamètres variés, barreaux adaptés à la puissance du bec.
- Enrichissement : blocs à détruire, cordages en coton/sisal, branches non toxiques, bacs de foraging.
- Zones interdites : cuisine (fumées, téflon/antiadhésifs dangereux), pièces enfumées, accès aux plantes toxiques.
La nutrition est un pilier souvent négligé : base de granulés complets de qualité, complétés de légumes variés (feuilles vertes, poivrons, courges), un peu de fruits, graines en récompense et noix en parcimonie. Évitez sel, sucre, chocolat, avocat, alcool, caféine. Un perroquet nourri comme un athlète pense et vole comme un athlète.
Le premier contact est important alors il faudra rester concentrer, il se pourra d'ailleurs que ce soit le perroquet qui vous choisisse...
Lors de la rencontre, asseyez-vous près de la cage, parlez doucement, proposez la main en perchoir sans forcer. Un bon signe : l'oiseau s'approche, lisse ses plumes, dilate légèrement les pupilles sans crissements prolongés. Évitez les gestes rapides et les regards fixes prolongés, perçus comme une menace.
Exemples concrets pour bien débuter : [ Voir ici aussi ]
- Programme quotidien : 15 min d'entraînement (montée sur le doigt, rappel), 20 min de foraging, 30 min de jeu destructif supervisé, temps de calme sur perchoir fenêtre.
- Gestion des cris : ignorer les cris d'attention, renforcer le calme (friandise quand l'oiseau se tait), proposer une activité avant les pics habituels.
- Prévention des morsures : apprendre le « pas maintenant » en détournant l'attention, lire le langage corporel (plumes hérissées, pupilles qui clignotent, corps tendu).
Encadré responsabilité : adopter un perroquet, c'est s'engager sur des décennies. Prévoyez un tuteur en cas d'imprévu, un budget vétérinaire aviaire, et une assurance responsabilité si l'oiseau sort en harnais. Comme un vieux chêne, la relation se construit lentement : racines profondes, tempêtes surmontées, et une canopée de confiance qui s'élargit chaque année.







